Présentation

Laure Villain est une jeune photographe autodidacte.

Ses parents, artistes tous les deux (son père est metteur en scène et écrivain, sa mère est peintre) lui transmettent, dès le plus jeune âge, un goût prononcé pour les arts en général et la photographie en particulier.

Les livres de la bibliothèque familiale (peinture, littérature, photographie, cuisine, etc.) alimentent sa curiosité et créent une matière visuelle fertile.

Les œuvres des grands peintres et l’univers du spectacle dans lequel elle a grandi ont un impact très fort sur sa manière d’envisager la lumière en photographie.

Un premier appareil photo en bandoulière, elle va éduquer son œil ainsi que son sens de la composition et du cadrage.

Quelques stages avec des photographes réputés (Jean-Christophe Béchet, Antoine Legrand, etc.) lui permettent de résoudre certaines difficultés techniques et de sortir de sa zone d’(in)confort.

Depuis quelques années, parallèlement à ses collaborations avec des chefs étoilés, elle va à la rencontre des producteurs (vignerons, huiliers, maraîchers, etc.) afin de développer une série artistique sur les métiers et les mains.

Démarche artistique

J'ai toujours eu une grande fascination pour les mains.

Cette partie du corps témoigne et raconte l'histoire d'une vie, sans pudeur et sans artifices.

La main, cet instrument fonctionnel et indispensable, nous donne aussi à voir une facette de la personne, riche en émotion et en mystère.

Cet amour pour les mains a toujours été lié à une curiosité, une véritable fascination pour les métiers artisanaux, manuels.

Ces activités, qui existent depuis des générations, sont le fruit de savoirs enrichis au fil des siècles. La main agit, fait, avec précision, riche de cet apprentissage, de cet héritage.

Cette série est donc pour moi, au delà d'être un formidable vecteur de rencontres, une manière de consigner précieusement cet héritage, de montrer la richesse de ces métiers et l'importance qu'ils ont, à une époque où tout va trop vite, où la majorité de ce que nous consommons n'a pas d'histoire, si ce n'est celle de la mondialisation et du virtuel.

Cette série m'aide, en tant que photographe, en tant qu'être vivant, à me reconnecter à ce qui me parait essentiel : les circuits courts, le travail bien fait, la conscience de bien faire son travail et la disponibilité aux autres et à la vie.