Rully invite à une immersion dans la matière. Sous l’invocation de Dionysos, la série embrasse une esthétique baroque.

Dieu du vin et des passions, il représente la divinité du plaisir, du corps et de la joie. Il incarne l’énergie créatrice qui transforme le végétal en ivresse sacrée. Sous son égide, le récit célèbre le mystère de la transformation, l’esprit de partage et le goût du rassemblement.

L’exploration quitte le paysage extérieur pour s’enfoncer dans les entrailles de la cave. En basculant dans l’échelle macroscopique, la prise de vue pénètre la densité du vin pour en extraire les nuances propres à l’appellation : l’intensité pourpre du rouge, la clarté solaire de l’or et le jaillissement de l’effervescence.

Le geste plastique met en confrontation la substance brute et l’archive photographique. La lie, la pulpe des raisins et les reflets du liquide s’incrustent dans la composition, dans un jeu de textures et de mouvement.

L’image devient une célébration des sens, où le détail d’une bulle ou d’une baie révèle le travail intense de la cave, au plus près du bouillonnement de la fermentation.

Entre la richesse des teintes, la chair du fruit et l’élan de la fête, la création réinvente la présence de Dionysos pour livrer une véritable archéologie charnelle du vin.