Présentation

Le parcours de Laure VILLAIN a été jalonné par des acquisitions variées :
danse à haute dose, découverte et pratique de la photographie, création graphique et gestion de projet dans une start-up parisienne... ainsi qu’une multitude d’essais professionnels ... jusqu’au jour où la photographie a pris toute la place dans sa vie !

Dans un premier temps, elle s’est spécialisée dans la photographie de spectacle (poussée par son amour du mouvement et de cet univers si particulier dont elle est issue) puis, dans un deuxième temps, elle a choisi de se spécialiser dans la photographie culinaire (ou comment concilier ses passions pour l’image et pour la cuisine dans une même activité).

Elle a alors eu la chance d’être formée par des grands noms de cette discipline tels que Thomas DHELLEMES, Pascal LATTES ou bien encore Mathilde DE L'ÉCOTAIS.

En 2018, elle est sélectionnée pour la neuvième édition du Festival International de Photographie Culinaire (FIPC) ayant pour thématique la « Cuisine du bonheur ». Elle a ainsi pu donner à voir une interprétation très personnelle du bonheur, prenant appui sur le patrimoine pictural occidental et jouant sur la transversalité entre les arts. Ce projet lui a permis d’assumer et de faire dialoguer la peintre, la cuisinière et la photographe qui cohabitent en elle.

L'année suivante, dans le cadre d'une nouvelle participation au FIPC, elle a eu le plaisir de partager la scène avec Romain MEDER, chef triplement étoilé du Plaza Athénée, à l'occasion d'une conférence au Salon de la Photo à Paris.

Son travail artistique a également été mis à l’honneur dans le cadre du Salon Deauville Gourmet Gourmand ainsi qu’à Aix-en-Provence pour l’exposition “La photographie en fait tout un plat : Transmissions”, présentée par La Fontaine Obscure.

Aujourd'hui, elle continue de développer des projets artistiques et des collaborations avec différents acteurs du monde professionnel, avec pour fil rouge la défense et la visibilité du "mieux manger".

Démarche artistique

IL ÉTAIT UNE FOIS...

J'aime les histoires. J'ai toujours aimé les histoires.

Il y a eu les histoires du matin, merveilleusement racontées par mon grand-père, qui nous promenait, ma petite sœur et moi, de sous-bois en prairies, de montagnes en îles désertes, à la poursuite de gnomes, d'aigles et de vieux rois exilés, pendant que le chocolat chaud refroidissait dans nos bols.

Puis il y a eu des histoires d'un autre genre, celles que mon père, écrivain et comédien, écrivait, lisait, jouait sur scène. Des histoires avec lesquelles j'ai grandi.

Aujourd'hui, c'est à mon tour de raconter des histoires.

Je suis devenue photographe et ce que d'autres racontent avec des mots, je le raconte avec des images.
Les couleurs, les lignes et les matières remplacent les mots, les phrases et les sons. Au fil des rencontres, je récolte des portraits, je glane des instants, des détails, des gestes. Ils me nourrissent, ils nourrissent l'image que je me fais du monde.

Je veux croire que le regard qu'on porte sur les choses leur donne la place d'exister, de déployer leur sens et leur puissance.

Une histoire, parmi toutes celles qui attendent d'être racontées, m'occupe et me préoccupe depuis longtemps. La nature nous nourrit et nous oublions bien souvent de montrer de la gratitude pour cette générosité inégalable, pour cette abondance inouïe. Des prises de conscience ont lieu chaque jour, les lignes bougent, mais le temps presse. Il y a mille batailles à mener et je suis sincèrement reconnaissante à celles et ceux qui agissent pour trouver des solutions durables à tous ces problèmes environnementaux.

Un aspect me touche tout particulièrement : la science et la culture s'accordent aujourd'hui sur un point, il faut mieux manger.

Je n'aime pas que les histoires. J'aime aussi manger. Passionnément.
Alors je veux raconter le « mieux manger ».