Bouzeron nous propose un voyage dédié à la verticalité, à l’épure et au silence. 

C’est un territoire de versants, de pierre blanche et de vent, un havre de solitude où la vigne vient s’adosser à la fraicheur de la forêt. 

Répondant par ricochet à l’élan mythologique de la série, le choix sensible se porte ici sur la figure d’Artémis, déesse lunaire de la chasse et des espaces sauvages. Sous sa garde, l’Aligoté Doré devient un cépage de résistance et de résilience. Le végétal est farouche.

Le geste artistique intègre ici des arcs de cercle et des formes circulaires, métaphores de la protection de la déesse et des cycles de la lune qui gouvernent la vigne. Ces ronds de lumière, comme des éclipses sur la pierre, viennent bousculer et transformer l’archive photographique.

Le caractère tranchant et pur du vin se traduit par une composition visuelle dépouillée, travaillée par la fraîcheur du vent, les jeux de reflets et la réverbération de la lumière. Il s’agit de montrer la résilience du végétal sur une terre qui ne tolère aucun luxe superflu. 

À travers le blanc du calcaire et le vert des bois, l’image capture l’or de ce raisin unique pour livrer une véritable archéologie végétale de la résistance.