Givry : Niké et le Silence Monastique
Givry impose une esthétique du sacré, une immersion dédiée au silence, à la contemplation et à la vie intérieure.
La série explore le terroir à travers la spiritualité, gardant l’empreinte graphique de l’histoire cistercienne. Au fil du temps, la vie des moines, guidée par la prière et le travail quotidien de la terre, a marqué le vignoble d’une rigueur et d’une esthétique typiques.
La figure de Niké s’est invitée dans ce récit. Si elle est traditionnellement la déesse grecque de la victoire, elle devient ici une vigie immobile. Loin de toute conquête guerrière, elle étend ses ailes pour protéger l’héritage laissé par la main de l’homme. Médiatrice entre le divin et le geste humain, elle célèbre le triomphe de la transmission, cette victoire durable de la mémoire sur l’oubli.
Le geste artistique repose sur une confrontation directe entre l’image et son terroir. L’archive sort du cadre pour être intégrée dans un paysage fait de pierres sèches, de reflets et du dessin précis mais poétique du cadastre.
La composition visuelle s’articule dans une tonalité sépia, renouant directement avec l’esthétique des premières photographies du musée.
Entre la texture du minéral, la précision des cartes d’archives et la simplicité du végétal, la création cherche à révéler une véritable archéologie spirituelle d’un patrimoine humain.






